Historique du bâtiment


Depuis 1920, le Foyer Laekenois s’engage à la construction de logements bon marché sur le territoire de Laeken. Une de ses plus importantes réalisations est incontestablement la Cité Modèle dont la construction fut décidée en 1958, dans le cadre de l’Exposition Universelle.

L’option choisie était, comme l’indique le nom Cité Modèle, de créer un morceau de ville idéale, une sorte de cité-parc ouverte sur son environnement, selon les principes des Congrès Internationaux d’Architecture Moderne qui étaient très en vogue à l’époque et impliquaient notamment la volonté d’offrir le maximum d’air et de lumière à tout un chacun, dans le cadre le plus verdoyant possible.
Ceci mena à la construction de 12 immeubles-tours ou barres sur pilotis, disposés avec élégance sur un terrain de 17 ha.

Cette approche du logement social est caractéristique de la logique fonctionnaliste qui prévalait dans les années 1960 et se rapproche du concept de la « Cité Radieuse » de Le Corbusier. C’est-à-dire la construction d’immeubles-tours nécessitant une faible surface de terrain et où le restant de l’espace est aménagé en zones de délassement et de verdure. L’objectif ambitieux était de faire de la Cité Modèle un grand complexe comprenant, outre les 1029 logements répartis sur les 12 tours, un centre culturel, une bibliothèque, une poste, divers terrains de sports et de loisirs, un centre commercial, un supermarché, une station-service et des habitations unifamiliales, afin que l’habitant ait réellement la sensation de vivre dans une cité modèle.

Le projet ayant pris du retard, la plupart des équipements collectifs n’ont, hélas, jamais été réalisés. Un premier centre culturel a quand même vu le jour sous le nom de Centre Culturel Centenaire. Plus tard celui-ci a été rebaptisé Cité Culture et depuis juin 2002 un nouveau souffle de vie a été insufflé au centre.

Depuis la Cité Modèle, le Foyer Laekenois a abandonné les projets de grands ensembles, et a décidé de revenir à un urbanisme plus traditionnel, c’est-à-dire des projets où la densité de population au sein d’un même immeuble est moins élevée, permettant ainsi une intégration sociale et urbaine plus aisée.